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Publiée le 25-06-2017


L'avortement et la peine de mort

Vous vous souvenez peut-être de la fameuse déclaration de Pierre-Hugues Boivenu à l'effet que la peine de mort pour certains crimes pourrait être rentable pour la société, c'était en 2013. En même temps le député conservateur Stephen Woodworth relançait le débat sur l'avortement. Pourrait-on dire que ces deux débats sont similaires?

Dès que le sénateur Boisvenu a déclaré que la peine de mort pourrait être économiquement rentable pour l'État, un fort vent de protestations est venu dire qu’on ne pouvait monnayer la vie humaine de cette façon. Pourtant, Anne Lagacé Dowson déclarait sur les ondes de Radio-Canada qu’une femme devait pouvoir choisir d’interrompre sa grossesse pour des raisons économiques. Ne trouvez-vous pas que ça ressemble à la déclaration de Boisvenu? Si ce n’est pas acceptable dans un cas, pourquoi ça le serait dans l'autre?

Les étapes de la vie

Jadis on croyait qu’une personne était en vie tant que le cœur battait, aussitôt que celui-ci cessait de battre on déclarait la personne morte. Aujourd’hui on sait que ce n’est pas le cas, que la vie ne cède pas sa place à la mort aussi facilement, même si le cœur arrête de battre, pour quelques minutes, il y a encore de la vie, la science nous a appris ça au cours des années. Si la vie persiste après l’arrêt du cœur, ne pourrait-elle pas apparaître avant que le cœur ne commence à battre, donc avant la naissance telle qu’on l’a définie aujourd’hui.

Puisqu’il est accepté qu’il y a de la vie quand le cœur bat, il doit bien y avoir de la vie dans le fœtus puisque son cœur bat, il me semble que c’est logique. La vie est une courbe qui commence à la fécondation pour continuer son apprentissage durant l’enfance puis l’adolescence, elle va continuer comme ça jusqu’à l’âge adulte où elle atteindra son apogée vers 30 ou 35 ans environ, ensuite ce sera la courbe descendante, on commence à perdre des neurones, nos muscles qui étaient de plus en plus performants au fur et à mesure qu’on vieillissait font le contraire, ils dépérissent lentement avec l’âge et il en est ainsi pour toutes nos fonctions, jusqu’à la fin.

Toutes ces étapes sont nécessaires, sans quoi il n’y a pas de vie, si l’on supprime une seule de ces étapes on enlève la vie : on tue. Donc, l’avortement est un meurtre qu’on le veuille ou non.

Qu'est-ce qu'un humain

La loi qui définit le début de la vie est si désuète qu’elle se lit comme suit : pour qu'un enfant soit considéré comme un être humain, il doit être vivant et entièrement sorti du ventre de sa mère. Ce qui signifie que si seulement la tête de l’enfant est sortie, on peut lui tirer une balle dans le crâne et ce n’est pas considéré comme un homicide. Le fœtus n’est pas un tas de guenilles inertes ou une roche sur le bord du chemin qui n’évolue pas, il se développe, il vit tout comme il continuera de le faire après sa naissance.

Les droits du père

En matière d'avortement que fait-on des droits du père? C’est la mère qui a tous les droits dans une affaire d’avortement, même si le père veut et peut s’occuper de l’enfant seul, aucun juge ne statuera en sa faveur. Il est comme le fœtus ; sans droit aucun, un tas de guenilles inertes, sans sentiment, il n’obtiendra aucune reconnaissance.

Pierre-Hugues Boisvenu laissait entendre dernièrement que ça pourrait être acceptable d’appliquer la peine capitale pour les criminels qui commettent des crimes crapuleux et bien souvent gratuits, notamment les meurtriers en série. J’ai vu s’élever un ouragan de protestations contre les propos du sénateur, puis le député conservateur Stephen Woodworth, qui lui, a osé parler du droit du fœtus s’est lui aussi fait rabrouer, pourtant il venait de dire le contraire de M. Boisvenu, c’est juste qu’il était à l’autre bout du spectre de la vie.

Comment peut-on être à la fois contre la peine de mort et en même temps pour l’avortement? Le crime du fœtus est de vouloir vivre… il est lui aussi une victime. Mesdames si vous ne voulez pas de l’enfant à naître, donnez-lui donc sa chance, vous pouvez le donner en adoption, il y a plein de couples Québécois qui seraient prêts à l’accueillir dans la joie et à lui donner tout l’amour nécessaire à son épanouissement.

Par Billos


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