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Publiée le 23 janvier



La semaine de relâche

Au Québec, la semaine de relâche a été instaurée à la fin des années 1970. On avait noté que vers la fin février, début mars, le taux d'absentéisme augmentait considérablement. Le premier à avoir eu l'idée de cette pause est, Fernand Paradis, directeur d'une commission scolaire à Québec.

Une semaine de vacances, en cette période de l'année scolaire, était l'antidote idéal pour combattre la fatigue de l'hiver, tant chez les élèves que chez les professeurs. Que faire cette année avec la traditionnelle semaine de relâche? On se souvient, que l'an passé, c'est à la suite de cette semaine que les problèmes de la COVID-19 avaient commencé au Québec.

On fait quoi

Si on a tiré des leçons de l'expérience de l'an passé, on annule exceptionnellement la semaine de relâche. Sinon, on la maintient avec les mêmes conséquences que l'an passé. Quand on fait les choses toujours de la même manière, on ne peut s'attendre à des résultats différents.

Le ministre de l'éducation, François Roberge, n'est pas chaud à l'idée d'effacer la pause du début de mars, mais ne ferme pas la porte devant une annulation possible. Maintenir la semaine de relâche serait une erreur, car on viendrait saboter des mois de sacrifices qu'ont faits les gens, dans l'espoir de se débarrasser de ce satané virus. On minerait encore un peu plus la crédibilité des élus.

Abolir ou maintenir

En abolissant la semaine de relâche, le gouvernement nous démontrerait sa détermination à combattre la COVID-19 et la population n'aurait pas l'impression de s'être privée pour rien. De plus, on permettrait aux élèves en retard de reprendre une partie de ce retard, et on empêcherait ainsi les déplacements entre régions et les nombreux voyages dans le sud.

Si les autorités font la même chose que l'an passé, le résultat pourrait être pire que celui du printemps 2020. Gardons en mémoire que le système de santé craque de partout, que va-t-on faire des nouveaux cas. Imaginez le retour des voyageurs, une semaine dans le sud, plus deux autres semaines de quarantaine au retour, beau grand congé, certains vont encore prendre du retard.

Est-ce qu'on se sacrifie pour rien

La logique voudrait, qu'en ces temps de pandémie, on fasse les choses autrement si, bien entendu, on veut des résultats différents.

Une autre solution qui serait acceptable, si on maintient la semaine de relâche, serait d'imposer aux voyageurs qui reviennent au pays une quarantaine surveillée dans une chambre d’hôtel aux frais des voyageurs, comme l'a suggéré François Legault au premier ministre canadien, Justin Trudeau.

C'est là que nous verrons le sérieux de nos élus. C'est là aussi que nous saurons si on se prive pour rien.

Billos

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